Échange de goodies personnalisés entre exposant et visiteur sur un salon professionnel suisse
Publié le 3 février 2026
Votre direction vous regarde avec scepticisme. « Des stylos ? Des gourdes ? On jette de l’argent par les fenêtres. » J’entends cette phrase dans presque chaque PME que j’accompagne en Suisse romande. La vraie question n’est pas de savoir si les goodies fonctionnent. C’est de comprendre pourquoi ils échouent chez certains et génèrent des leads chez d’autres.

L’essentiel sur les goodies en 30 secondes

  • Les goodies fonctionnent uniquement avec un objectif clair et une distribution ciblée
  • Selon la 2FPCO 2024, 71,3 % des personnes mémorisent la marque d’un objet reçu
  • Erreur fatale : distribuer au hasard sans mécanisme de suivi
  • ROI potentiel : coût par contact jusqu’à 180× moins cher qu’une campagne TV

Non, les goodies ne sont pas (tous) des gadgets inutiles

Soyons clairs : la moitié des opérations goodies que je vois échouent. Pas parce que les objets publicitaires ne fonctionnent pas. Parce qu’ils sont distribués sans réflexion, comme des bonbons à Halloween. La différence entre un investissement rentable et un gaspillage tient en trois mots : objectif, cible, suivi.

Employée utilisant naturellement une gourde personnalisée lors d'une réunion en entreprise suisse
Un goodie utile s’intègre dans le quotidien professionnel

Dans les projets que j’accompagne en Suisse romande, je constate régulièrement que les entreprises commandent leurs goodies sans avoir défini clairement leur objectif. Résultat fréquent : la moitié des objets reste en stock ou est distribuée au hasard, sans aucun impact mesurable. Ce constat varie selon la taille de l’entreprise et le budget initial.

Quand ça fonctionne

  • Distribution ciblée avec collecte de coordonnées (salon, événement)
  • Objet utile aligné sur le quotidien de la cible
  • Qualité cohérente avec l’image de marque souhaitée

Quand c’est du gaspillage

  • Distribution massive sans ciblage ni suivi
  • Objet générique sans lien avec le message
  • Qualité low-cost qui nuit à l’image

Franchement, si vous hésitez entre acheter 500 stylos premier prix et ne rien faire du tout, ne rien faire serait presque préférable. Un objet perçu comme cheap renvoie une image désuète. Les retours terrain que je collecte depuis plusieurs années confirment cette réalité : les objets publicitaires de mauvaise qualité sont rapidement jetés, annulant tout bénéfice marketing.

Les 4 fonctions stratégiques qui justifient l’investissement

Les chiffres parlent. Selon une étude Omnipub 2025, 79 % des consommateurs se souviennent de la marque d’un objet publicitaire reçu dans les deux dernières années. Mieux : 83 % développent une opinion positive de l’entreprise. Ces taux de mémorisation surpassent largement ceux de la publicité digitale.

71,3%

des personnes mémorisent la marque d’un objet publicitaire reçu (2FPCO 2024)

Quatre fonctions justifient réellement l’investissement dans les goodies pour une PME :

  1. Notoriété durable : un objet utile reste en circulation des mois, voire des années. Le baromètre 2FPCO indique que 64,8 % des objets sont conservés plus de six mois.
  2. Génération de leads : sur un salon, un goodie attrayant sert d’aimant et justifie la collecte de coordonnées.
  3. Fidélisation client : un cadeau d’affaires bien choisi renforce la relation commerciale.
  4. Image de marque : la qualité de l’objet reflète directement vos valeurs.
Assortiment de goodies d'entreprise personnalisés disposés sur un bureau moderne
Une gamme cohérente renforce l’identité visuelle

PME genevoise : comment 200 gourdes ont généré 40 % de leads en plus

J’ai accompagné Sophie, responsable communication d’une PME de 45 employés à Genève, lors du lancement d’un nouveau service B2B. Son budget était serré. Sa direction sceptique. Elle hésitait entre publicité digitale et goodies pour un salon professionnel.

Nous avons opté pour 200 gourdes personnalisées avec un QR code menant vers une landing page dédiée. Résultat : 40 % des visiteurs du stand ont laissé leurs coordonnées, contre 15 % l’année précédente sans goodies. La leçon ? Les goodies fonctionnent quand ils sont intégrés dans une stratégie de collecte, pas distribués au hasard.

Sur le terrain, la réalité est simple : un stylo bien distribué peut coûter environ CHF 0.0003 par contact selon les analyses de coût par impression, contre CHF 0.05 pour une campagne TV. Cette différence de ratio justifie à elle seule l’intérêt des objets promotionnels dans un mix marketing.

Comment éviter de jeter votre budget par la fenêtre

Deux professionnels marketing examinant des échantillons de goodies en réunion
Le choix des goodies se prépare en équipe, avec des critères clairs

L’erreur la plus fréquente que je rencontre : commander en urgence, deux semaines avant un événement, sans avoir réfléchi à l’objectif. Si vous ne devez retenir qu’une chose, c’est celle-ci : un goodie sans stratégie de distribution est un déchet en devenir.

Attention : les goodies de type gadget technologique bon marché (chargeurs, clés USB bas de gamme) ont le taux d’abandon le plus élevé. Préférez des objets durables et utiles au quotidien.

Pour approfondir l’impact des goodies publicitaires sur votre visibilité, posez-vous ces questions avant toute commande.

7 questions avant de commander vos goodies

  • Quel est mon objectif précis ? (notoriété, leads, fidélisation)
  • Qui est ma cible et qu’utilise-t-elle au quotidien ?
  • Comment vais-je distribuer ces objets ?
  • Quel mécanisme de suivi ai-je prévu ? (QR code, landing page)
  • Le budget unitaire est-il cohérent avec mon image ?

Je recommande toujours de prévoir un délai de 60 jours minimum. Voici la chronologie que j’observe sur le terrain pour une opération réussie :


  • Définition objectif et cible

  • Sélection produit aligné sur le message

  • Validation maquette et commande

  • Réception et contrôle qualité

  • Distribution ciblée avec suivi

Cette liste n’est pas exhaustive. Les délais varient selon le type de personnalisation et la provenance des produits. Mais elle vous donne un ordre de grandeur réaliste.

Vos questions sur l’utilité des goodies en entreprise

Les goodies finissent-ils vraiment à la poubelle ?

Pas tous. Les données PPAI indiquent que 81 % des consommateurs conservent les goodies plus d’un an quand ils sont perçus comme utiles. Le problème vient des objets bas de gamme ou inadaptés à la cible.

Comment mesurer le retour sur investissement d’une campagne goodies ?

Calculez le coût par contact : divisez l’investissement total par le nombre de personnes touchées. Comparez avec vos autres canaux. Un QR code ou une landing page dédiée permet de tracer les conversions directes.

Quel budget prévoir pour des goodies efficaces ?

Ça dépend de votre cible. Pour du B2B, comptez entre CHF 5 et CHF 25 par objet pour un impact réel. Les cadeaux d’affaires premium peuvent monter à CHF 50-100 pour des clients stratégiques.

Vaut-il mieux investir dans le digital ou dans les goodies ?

Ce n’est pas soit l’un, soit l’autre. Les goodies excellent en présentiel (salons, événements, rendez-vous clients). Le digital performe sur la portée et le ciblage. L’idéal ? Combiner les deux avec un QR code sur l’objet.

Les goodies éco-responsables sont-ils vraiment demandés ?

Oui, et de plus en plus. Les entreprises soucieuses de leur image RSE privilégient les matériaux recyclés et les productions locales. Un goodie éco-responsable renforce la cohérence de votre positionnement.

La prochaine étape pour vous

Mon avis pour la suite : ne commencez jamais par choisir un produit. Commencez par définir ce que vous voulez mesurer. Si vous ne pouvez pas répondre à la question « comment saurai-je si ça a marché ? », vous n’êtes pas prêt à commander.

Plutôt que de chercher le goodie parfait, posez-vous cette question : quel geste de mon prospect me permettrait de savoir que l’objet a fonctionné ? La réponse guidera tout le reste.

Rédigé par Marc Fontaine, spécialiste en communication d'entreprise exerçant en Suisse romande depuis 2018. Il accompagne les PME et associations dans leurs stratégies marketing, avec un focus particulier sur les supports de communication tangibles. Fort de dizaines de projets incluant des campagnes goodies, il apporte une vision terrain sur l'utilisation stratégique des objets publicitaires et leur intégration dans un plan de communication global.