
Choisir un lanyard recyclé n’est pas qu’un geste écologique, c’est un arbitrage stratégique entre budget, sécurité et expérience visiteur.
- La certification (comme le GRS) garantit l’origine du matériau, mais le confort tactile dépend du tissage et du type de fibre.
- La sécurité des participants, assurée par une attache de rupture, est un critère non-négociable qui prime sur l’esthétique.
Recommandation : Auditez le cycle de vie complet du lanyard, de la traçabilité de sa fabrication à l’organisation concrète de sa collecte post-événement.
En tant qu’organisateur de congrès, de festival ou de salon, l’image qui hante la fin de chaque événement est souvent la même : des montagnes de déchets, parmi lesquels trônent des centaines, voire des milliers de tours de cou abandonnés. Face à cette réalité, le passage aux lanyards en matériaux recyclés semble une évidence. C’est une première étape louable pour réduire l’empreinte plastique de votre manifestation et communiquer sur vos engagements. Les options comme le rPET (plastique recyclé), le bambou ou le coton bio sont désormais largement disponibles.
Cependant, le véritable enjeu n’est pas de simplement cocher la case « écologique ». Le piège serait de remplacer un problème par un autre : un lanyard rêche qui irrite la peau des visiteurs, un logo qui s’efface après quelques heures, ou pire, un risque pour la sécurité. La vérité est que le choix d’un tour de cou durable est un véritable arbitrage éco-logistique. Il impose de trouver le juste équilibre entre l’impératif écologique, les contraintes budgétaires, l’expérience des participants et la sécurité de tous.
Cet article n’est pas un simple catalogue d’options. C’est un guide de décision conçu pour vous, organisateur soucieux d’aller au-delà du greenwashing. Nous allons décomposer chaque critère, de la provenance des matériaux à la technique de marquage, pour vous permettre de faire un choix réellement éclairé, responsable et performant. L’objectif : que votre lanyard ne soit plus un déchet potentiel, mais un véritable vecteur de votre identité et de vos valeurs.
Pour naviguer à travers les décisions cruciales qui vous attendent, cet article est structuré pour répondre point par point à vos interrogations. Explorez les différentes facettes du lanyard recyclé pour faire de cet objet un véritable atout pour votre événement.
Sommaire : Le guide de décision pour vos lanyards éco-responsables
- D’où vient le plastique de vos tours de cou recyclés ?
- Pourquoi l’attache de rupture est obligatoire pour la sécurité des participants ?
- 10mm, 15mm ou 20mm : quelle largeur pour une lisibilité optimale du logo ?
- Le risque d’un matériau recyclé trop rêche qui irrite le cou des visiteurs
- Mettre en place des bacs de collecte pour recycler les lanyards après le salon
- Transformer des déchets en goodies : l’exemple des bâches publicitaires réutilisées
- Le piège des stocks datés qui finissent à la benne après l’événement
- Quelle technique de marquage publicitaire choisir pour garantir la tenue de votre logo ?
D’où vient le plastique de vos tours de cou recyclés ?
L’argument « recyclé » est puissant, mais il peut aussi être vague. Pour un organisateur responsable, la première question doit être : « recyclé à partir de quoi et comment ? ». La majorité des lanyards en rPET proviennent de bouteilles en plastique post-consommation, qui sont collectées, broyées, fondues puis transformées en fil. Cependant, sans une certification rigoureuse, cette affirmation reste une simple promesse marketing. C’est là que des labels comme le Global Recycled Standard (GRS) deviennent essentiels.
Ce standard international ne se contente pas de valider la présence de matière recyclée. Pour obtenir la certification, un produit doit contenir au minimum 50% de fibres recyclées. Mais le label va plus loin en garantissant une traçabilité complète de la chaîne d’approvisionnement, depuis la collecte du déchet jusqu’au produit final. Il impose également des critères stricts en matière de pratiques sociales (basées sur les conventions de l’Organisation Internationale du Travail) et environnementales, notamment sur la gestion de l’eau, des eaux usées et de l’énergie.
Exiger un fournisseur dont les produits sont certifiés GRS, c’est s’assurer que votre démarche écologique est fondée sur des preuves tangibles et non sur de simples allégations. Des ateliers comme celui de Bonjour François, qui a obtenu cette certification, démontrent qu’il est possible de concilier production locale et traçabilité transparente. En demandant le certificat GRS à votre prestataire, vous ne faites pas que choisir un produit ; vous validez une filière de production responsable dans son intégralité.
Pourquoi l’attache de rupture est obligatoire pour la sécurité des participants ?
Dans la logistique d’un événement, certains détails peuvent sembler mineurs, mais ont des implications majeures en matière de sécurité. L’attache de rupture, souvent appelée « clip de sécurité », en est l’exemple parfait. Ce petit mécanisme en plastique, généralement placé derrière le cou, est conçu pour s’ouvrir automatiquement lorsqu’une tension forte et soudaine est appliquée sur le lanyard. Son rôle est d’éviter tout risque d’étranglement.
Ce dispositif n’est pas un gadget. Imaginez un participant dont le tour de cou se coince dans une porte qui se ferme, un ascenseur, ou pire, dans une machine lors d’une démonstration sur un salon industriel. Sans attache de rupture, la situation peut rapidement devenir dramatique. Pour de nombreux lieux et dans le cadre de certaines assurances professionnelles, la présence de ce mécanisme est une exigence non-négociable pour autoriser la distribution de tours de cou.

D’un point de vue éco-responsable, l’intégration de cette attache ne vient pas compromettre la démarche. Les fabricants proposent aujourd’hui des clips de sécurité eux-mêmes fabriqués en PET recyclé ou en métaux recyclables, assurant ainsi la cohérence du produit sur l’ensemble de son cycle de vie. Ignorer cet élément pour des raisons de coût ou d’esthétique est une erreur qui peut engager votre responsabilité d’organisateur. La sécurité des participants doit toujours primer. L’arbitrage est simple : il n’y en a pas. L’attache de rupture est une obligation.
10mm, 15mm ou 20mm : quelle largeur pour une lisibilité optimale du logo ?
Le choix de la largeur de votre lanyard n’est pas qu’une question d’esthétique, c’est un arbitrage stratégique entre discrétion, confort et visibilité de votre marque. Chaque dimension a ses propres avantages et contraintes, et le choix idéal dépendra de l’identité de votre événement et de la complexité de votre logo. Il s’agit d’un véritable enjeu de lisibilité contre discrétion.
Une largeur de 15mm ou 20mm est souvent privilégiée pour les lanyards en PET recyclé, car elle offre une surface de marquage confortable. Ces formats permettent une impression de qualité, même pour des logos complexes, tout en assurant un bon confort pour le porteur. Pour faire le bon choix, il est utile de comparer les options disponibles.
| Largeur | Utilisation recommandée | Avantages | Limites |
|---|---|---|---|
| 10mm | Événements premium, look minimaliste | Léger, discret, élégant | Surface de marquage réduite |
| 15mm | Usage polyvalent, standard événementiel | Bon compromis confort/visibilité | Logos complexes moins lisibles |
| 20mm | Salons grand public, maximum de visibilité | Impact visuel maximal, logos détaillés | Plus encombrant, moins discret |
| 25mm | Événements sportifs, festivals | Très grande surface de communication | Peut être inconfortable sur longue durée |
Le standard du marché pour les événements professionnels se situe souvent entre 15 et 20 mm. C’est le meilleur compromis pour garantir que le nom de votre événement, celui de vos sponsors ou votre logo soit parfaitement lisible sans pour autant transformer le lanyard en un accessoire trop imposant. Pour un événement haut de gamme ou une conférence au ton plus sobre, une largeur de 10mm peut apporter une touche d’élégance, au détriment de la surface de communication. À l’inverse, un festival de musique pourra opter pour 25mm pour un impact visuel maximal.
Le risque d’un matériau recyclé trop rêche qui irrite le cou des visiteurs
Un participant qui passe sa journée à gratter son cou irrité par un lanyard trop rêche est un participant dont l’expérience est dégradée. C’est un détail souvent sous-estimé dans le choix d’un tour de cou écologique, mais la perception tactile du produit est fondamentale. Un matériau désagréable au contact de la peau peut inconsciemment ternir l’image de votre événement, associant votre marque à une sensation d’inconfort.
Le PET recyclé (rPET), bien qu’excellent sur le plan écologique, peut présenter une texture variable. Selon la qualité du fil et la technique de tissage, il peut être aussi doux que du polyester neuf ou, à l’inverse, se révéler plus rigide et abrasif. Il est donc crucial de demander des échantillons à vos fournisseurs potentiels pour tester vous-même le confort du produit. Ne vous fiez pas uniquement à la fiche technique.
D’autres matériaux écologiques offrent des alternatives intéressantes en termes de confort. Le coton organique, par exemple, est réputé pour sa douceur naturelle. Comme le souligne le guide de Conference Badge :
Ce matériau entièrement naturel est doux, durable et entièrement biodégradable. C’est un matériau hautement durable et respectueux de l’environnement qui est également très agréable au toucher.
– Conference Badge, Guide des lanyards éco-responsables
Le bambou est également une option plus douce que le rPET standard. L’arbitrage se fera alors entre le confort, l’impact écologique global et le coût. Le tableau suivant synthétise ces compromis.
| Matériau | Confort tactile | Impact écologique | Durabilité |
|---|---|---|---|
| Coton organique | Très doux, naturel | Biodégradable, cultivation intensive | Moyenne |
| PET recyclé | Variable selon tissage | Excellent (bouteilles recyclées) | Très haute |
| Bambou | Plus doux que le PET | Croissance rapide, peu d’eau | Haute |
| Soie végétale | Très doux et luxueux | Hybride naturel/synthétique | Moyenne |
Mettre en place des bacs de collecte pour recycler les lanyards après le salon
Choisir un lanyard en matériau recyclé est une excellente première étape. Mais la démarche n’est véritablement circulaire que si vous anticipez la fin de vie du produit. Votre responsabilité post-événement est engagée. Sans un système de collecte efficace, ces lanyards, même recyclés, finiront dans des poubelles classiques, manquant l’opportunité d’être à nouveau valorisés. En France, bien que le taux de recyclage progresse, il n’était que de 43,2% en 2022 pour les déchets municipaux, ce qui montre la marge de progression et l’importance d’initiatives ciblées.
La simple mise à disposition de bacs ne suffit pas. Pour maximiser le taux de retour, il faut rendre le geste de collecte simple, visible et même ludique. La gamification de la collecte est une stratégie redoutablement efficace. Il s’agit de transformer une contrainte en une action positive et engageante pour le participant. La signalétique doit être claire et les points de collecte, idéalement situés aux sorties, impossibles à manquer.

Pour inciter les participants à jouer le jeu, plusieurs mécaniques peuvent être envisagées. Il ne s’agit pas d’infantiliser, mais de créer une dynamique positive autour d’un geste citoyen. Communiquer en temps réel sur l’impact de la collecte (par exemple, « Grâce à vous, nous avons déjà collecté l’équivalent de 500 bouteilles en plastique ! ») renforce le sentiment de contribution collective.
Plan d’action : Gamifier la collecte de vos lanyards
- Installer des bacs de collecte colorés et bien signalisés à toutes les sorties.
- Offrir une récompense immédiate (café, goodies durable) pour chaque lanyard retourné.
- Organiser un tirage au sort parmi les participants ayant rendu leur lanyard.
- Communiquer le nombre de bouteilles économisées grâce à la collecte en temps réel.
- Proposer un don à une association environnementale pour chaque lanyard collecté.
Transformer des déchets en goodies : l’exemple des bâches publicitaires réutilisées
La logique de l’économie circulaire ne s’arrête pas au rPET. Elle pousse les organisateurs d’événements à repenser l’ensemble des flux de matières. L’idée est de considérer chaque déchet potentiel comme une ressource. Au-delà des lanyards, cette philosophie s’applique à de nombreux autres objets promotionnels. L’exemple le plus emblématique est sans doute celui des bâches publicitaires en PVC, qui, après un événement, peuvent être transformées en sacs, trousses ou même en éléments de lanyards, une pratique connue sous le nom d’upcycling.
Cette approche du cycle de vie complet change radicalement la perception des goodies. Un objet n’est plus un produit jetable, mais une matière en transition. En France, l’effort vers une meilleure gestion des déchets est colossal, soutenu par les éco-organismes des filières à Responsabilité Élargie du Producteur (REP) qui ont engagé 1,9 milliard d’euros en 2022 pour améliorer la collecte et le recyclage. S’inscrire dans cette dynamique en amont, en concevant des objets qui ont une seconde vie, est une marque d’innovation.
L’utilisation de matériaux recyclés est une révolution qui s’éloigne progressivement du plastique à usage unique. Le lanyard en rPET est une excellente porte d’entrée dans cette démarche, car il contribue directement à réduire la quantité de déchets plastiques en valorisant une ressource existante. Mais le véritable changement de paradigme consiste à penser « circularité » pour chaque objet produit pour l’événement. Cela implique de travailler avec des partenaires qui partagent cette vision et qui peuvent proposer des solutions créatives pour réutiliser, recycler ou « upcycler » les matériaux une fois l’événement terminé.
Le piège des stocks datés qui finissent à la benne après l’événement
Le déchet le plus facile à éviter est celui que l’on ne produit pas. Cette maxime s’applique parfaitement aux goodies événementiels. L’une des sources majeures de gaspillage provient des stocks de lanyards obsolètes, marqués avec une date ou un numéro d’édition, qui deviennent inutilisables dès le lendemain de la clôture. Ces objets, produits en surplus « au cas où », finissent inexorablement à la poubelle, annulant tous les efforts faits sur le choix d’un matériau recyclé. En 2022, la France a produit 345 millions de tonnes de déchets, un chiffre qui nous rappelle l’urgence de réduire la production à la source.
La solution réside dans une conception intelligente et une logistique optimisée. Opter pour un design « evergreen » (intemporel) est la stratégie la plus efficace. En évitant d’imprimer l’année ou le numéro de l’édition sur le lanyard lui-même, vous vous donnez la possibilité de réutiliser les surplus pour l’édition suivante, pour des événements internes ou de les donner à des associations partenaires. Le design doit se concentrer sur le logo de l’événement ou de la marque, des éléments qui, eux, ne changent pas.
Voici quelques stratégies concrètes pour éviter le gaspillage lié aux stocks :
- Concevoir des visuels intemporels, sans dates ni numéro d’édition.
- Utiliser le nom de l’événement sans l’année pour permettre une réutilisation future.
- Prévoir des quantités ajustables avec des options de livraison en juste-à-temps si possible.
- Établir des partenariats avec des écoles, des associations ou des fablabs avant l’événement pour planifier le don des surplus.
- Créer des designs collectionnables (avec des variations de couleur par exemple) que les participants voudront conserver comme souvenir.
Une gestion fine des quantités, couplée à un design intemporel, est un levier de réduction des déchets bien plus impactant que le simple choix du matériau. C’est la preuve d’une démarche de durabilité pensée en profondeur, de la conception à la gestion des surplus.
À retenir
- Certification > Promesse : Exigez des labels comme le GRS pour avoir une preuve tangible de l’origine recyclée des matériaux et des pratiques éthiques de la filière.
- Sécurité d’abord : L’attache de rupture n’est pas une option, mais une nécessité pour la sécurité des participants. C’est un point non-négociable.
- Pensez au cycle complet : L’impact d’un lanyard se mesure de la traçabilité de sa fabrication à l’organisation concrète de sa collecte et de sa valorisation post-événement.
Quelle technique de marquage publicitaire choisir pour garantir la tenue de votre logo ?
Le choix du matériau et de la largeur de votre lanyard est fait. La dernière étape cruciale est de décider comment y apposer votre logo. La technique de marquage n’est pas un détail : elle détermine la durabilité de votre message, son rendu visuel et son impact écologique. Un logo qui s’efface, s’écaille ou se décolore après une seule journée d’utilisation renvoie une image de piètre qualité et annule l’investissement. L’objectif est de garantir une tenue parfaite de votre identité visuelle tout au long de l’événement, et même au-delà.
Plusieurs techniques coexistent, chacune avec ses avantages. La sérigraphie est économique et offre des couleurs vibrantes, mais sa durabilité peut être limitée. La sublimation, particulièrement adaptée au rPET, permet d’imprimer des visuels complexes avec un nombre de couleurs illimité et une excellente tenue. Les encres pénètrent la fibre, ce qui les rend résistantes au frottement. Il est possible d’opter pour des encres à base d’eau pour réduire l’impact environnemental.
Pour une durabilité absolue, le tissage est la solution premium. Le logo n’est pas imprimé, mais directement tissé dans la matière du lanyard. Cette technique, qui ne requiert aucune encre, est la plus écologique et la plus pérenne. Comme le précise le spécialiste PDC Big :
Ils sont fabriqués à partir d’un tissage d’une seule ou plusieurs couleurs et sont très durables. Le visuel est cousu directement dans le tissu, il ne s’estompe donc pas avec le temps.
– PDC Big, Guide des techniques de personnalisation
Le choix final sera un arbitrage entre votre budget, la complexité de votre logo et le niveau de durabilité souhaité. Un lanyard conçu pour être conservé comme un souvenir mérite un marquage par tissage, tandis qu’un lanyard pour un événement d’une journée peut se contenter d’une sublimation de haute qualité. La clé est d’aligner la technique de marquage avec le cycle de vie attendu du produit.
Pour passer de l’intention à l’action, l’étape suivante consiste à auditer votre processus d’achat actuel et à évaluer des fournisseurs capables de garantir cette traçabilité complète, de la fibre recyclée certifiée jusqu’à la collecte post-événement.
Questions fréquentes sur les lanyards en matériaux recyclés
Pourquoi l’attache de rupture est-elle recommandée dans les événements avec machinerie?
L’attache de rupture est une option de sécurité cruciale, particulièrement pour les salons professionnels ou les événements incluant des machines ou des démonstrations en direct. Si un lanyard venait à se coincer dans un engrenage ou un appareil en mouvement, le mécanisme de rupture s’ouvrirait automatiquement, prévenant ainsi tout risque d’accident ou de blessure pour le porteur.